États généraux de l'eau du bassin versant de la Yamaska

TENUE DU GRAND RASSEMBLEMENT LE 24 MAI 2013

Granby, 24 mai 2013 – « Viser un impact zéro », « retrouver tous les usages de la rivière », « décerner le bassin versant comme zone d’intervention prioritaire » : voilà le langage énergisant d’un tout nouveau plan d’action dévoilé le 24 mai dernier. Ce nouveau plan d’action pour la rivière Yamaska découle du processus de consultation publique qui s’est déroulé dans les derniers mois. 

À terme, l’objectif de ce plan est celui poursuivi par les États généraux depuis le coup d’envoi il y a près d’un an, soit de restaurer la rivière, ses affluents et leurs écosystèmes aquatiques de façon significative dans la prochaine décennie. Selon l’Organisme de bassin versant de la Yamaska (OBV Yamaska) et les autres membres du comité d’organisation des États généraux, la qualité de vie des générations futures dépend de l’atteinte de cet objectif.

 

« Si chacun fait sa part – en économisant l’eau, en planifiant chaque activité humaine en fonction de la protection de la ressource, en appliquant des nouvelles façons de faire en aménagement et développement –  si chaque acteur de l’eau fait cela, nous améliorerons la qualité de vie de nos concitoyens et des générations futures ! », déclare Sylvain Michon, président de l’OBV Yamaska et du comité d’organisation des États généraux.

Sylvain Michon, président de l’OBV Yamaska (© Patrick Roger)

Lors du Grand rassemblement tenu le 24 mai 2013 au Cégep de Granby—Haute-Yamaska et qui clôt une phase importante des États généraux, des représentants de comités citoyens, municipalités et MRC ont défilé à tour de rôle pour signer les documents élaborés suite à quatre mois de consultations auprès du public, des élus et des organismes du bassin versant, qui s’étend des Appalaches au lac Saint-Pierre.

 

Outre le plan d’action lui-même, les organismes impliqués dans la gestion intégrée de l’eau sont invités à devenir signataires d’un protocole d’entente issu des États généraux de l’eau. Ces partenaires reconnaissent que les différents acteurs de l’eau du bassin versant doivent mieux harmoniser leurs actions et qu’il est important de renforcer le financement dédié à la gestion de l’eau.

Signature du protocole d'entente des États généraux de l'eau du bassin versant de la Yamaska (© Patrick Roger)

Si plusieurs des actions proposées par le nouveau plan sont d’ordre plus général que celles du Plan d’action 2010-2015 actuellement en cours de réalisation, c’est qu’elles devraient être précisées dans les mois à venir par le Regroupement des acteurs municipaux de l’eau du bassin versant de la Yamaska (RAME-Yamaska) et évolueront par la suite au gré des ressources disponibles. La création de cette table de concertation, coordonnée par l’OBV Yamaska, constitue le premier volet du plan d’action. Les trois autres volets se déclinent par chantier, à l’image de l’ensemble des travaux des États généraux, soit : les défis municipaux et urbains, les défis agricoles et la protection des milieux humides et naturels.

 

À l’intérieur de chaque chantier, l’on retrouve des actions et objectifs plus ambitieux que ceux proposés par le Plan directeur de l’eau (PDE) du bassin versant en cours. Par exemple :

 

·         Au lieu de « débuter » la division des réseaux d’égouts unitaires, les signataires du nouveau plan s’engagent à compléter la séparation des réseaux sanitaires et pluviaux au fur et à mesure que les moyens financiers et techniques deviennent disponibles;

·         Alors que le PDE en cours vise la protection de 20 % des « milieux humides d’importance », le nouveau plan a comme objectif la protection de tous les milieux humides encore intacts.

 

La suite des choses

Avec la tenue du Grand rassemblement, le mandat confié en juillet 2012 à l’OBV Yamaska par l’ancien ministre de l’Environnement, M. Pierre Arcand, prend fin. Débute alors la phase préparatoire à la mise en œuvre du nouveau plan. Au cours des prochains mois, l’OBV Yamaska travaillera à la mise à jour du PDE en fonction à la fois des connaissances scientifiques acquises depuis 2010 et des nouvelles orientations issues des États généraux.

 

La recherche de financement se poursuivra, autant pour la mise en place d’actions terrain que pour la constitution des tables politique et technique qui composeront le RAME-Yamaska. Des nouveaux appuis au protocole et plan d’action seront sollicités. Il est prévu qu’une rencontre annuelle des membres du regroupement, y compris les 90 municipalités et six principales MRC du territoire, soit organisée afin de permettre d’échanger sur les progrès accomplis et de prioriser les interventions à venir.

 

À propos des États généraux

La rivière Yamaska porte le titre peu reluisant d’affluent le plus pollué du fleuve Saint-Laurent. On y trouve un cocktail de pesticides, de phosphore, de coliformes fécaux et de contaminants émergents. En décembre 2011, l’Assemblée nationale reconnaissait de façon unanime que la qualité de l’eau dans le bassin versant de la rivière Yamaska constituait une problématique environnementale importante. Le 24 juillet 2012, le ministre du Développement durable de l’Environnement, de la Faune et des Parcs du Québec donnait le mandat à l’OBV Yamaska de mettre en place les États généraux de la Yamaska et d’en réaliser un rapport final.

 

Une première ronde d’ateliers de travail a eu lieu en janvier 2013, avec la participation des principales MRC du bassin versant, de plusieurs municipalités locales, de la fédération de l’Union des producteurs agricoles de la Montérégie, de groupes environnementaux et citoyens, et d’experts gouvernementaux et universitaires. Une consultation publique s’est déroulée sur le web de février à avril afin de bonifier les solutions issues des ateliers. Le protocole et plan d’action rendus publics lors du Grand rassemblement sont les fruits de ce vaste exercice de concertation. Toutes les informations concernant la démarche, y compris le texte de ces deux documents, peuvent être consultées au www.urgenceyamaska.net.

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Partenaires financiers

Ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs du Québec
Organisme de bassin versant de la Yamaska
MRC Acton
MRC Brome-Missisquoi
MRC des Maskoutains
MRC Rouville
MRC Pierre-De Saurel
Fonds Vision 2015 de la MRC La Haute-Yamaska
Émilien Pelletier, député provincial – Saint-Hyacinthe
François Bonnardel, député provincial – Granby

Élaine Zakaïb, députée provinciale –                                                   Richelieu

Marie-Claude Morin, députée fédérale – Saint-Hyacinthe—Bagot

Pierre Jacob, député fédéral – Brome-Missisquoi

Marie Bouillé, députée provinciale – Richelieu

Ville de Saint-Hyacinthe
Cégep de Granby—Haute-Yamaska

 

Le comité d’organisation

Fondation pour la sauvegarde des écosystèmes du territoire de la Haute-Yamaska (FSÉTHY)

Renaissance lac Brome

Comité Vision 2015 de la MRC La Haute-Yamaska

Comité des citoyens et citoyennes pour la protection de l’environnement maskoutain

Conférence régionale des élus de la Montérégie Est

Ville de Granby

Ville de Saint-Hyacinthe

Fédération de l’Union des producteurs agricoles de la Montérégie

Organisme de bassin versant de la Yamaska

 

 

Source et information :

Joshua Bleser et Sylvain Michon, OBV Yamaska

450-956-1164

direction@obv-yamaska.qc.ca