Nouveau projet de lutte à l’érosion dans le bassin versant de la baie Lavallière

MRC Pierre-De Saurel
Nouveau projet de lutte à l’érosion dans le bassin versant de la baie Lavallière
Granby, 14 octobre 2010 - Grâce à un nouveau projet impliquant de multiples partenaires, les producteurs agricoles de la région auront accès à une personne-ressource afin de diagnostiquer les problèmes d’érosion sur leurs terres.

 

Les cours d’eau qui se jettent dans la baie Lavallière y transportent chaque année plusieurs tonnes de sédiments. Ces particules de sols fertiles seraient toutefois beaucoup plus utiles si elles demeuraient sur les terres cultivées d’où elles proviennent.  C’est pour freiner ces transferts et ces pertes nettes de capital agricole que se mobilisent les acteurs de la région depuis bientôt cinq ans.

Madame Anolise Brault, technicienne en agroenvironnement

La plus récente initiative a pour objectif d’accompagner les producteurs agricoles par le biais d’un diagnostic spécialisé d'érosion des sols et des berges. Celui-ci permet de planifier et prioriser les gestes concrets à poser à la ferme afin de diminuer l'érosion. Ces interventions sont éligibles au programme gouvernemental d'aide financière Prime-Vert.

« La première étape sera de se donner une meilleure vue d’ensemble et de régler les problèmes les plus criants […] il y a environ 80 producteurs visés par le projet, ça va donner un sérieux coup de pouce à l’écosystème de la baie Lavallière » explique Anolise Brault, la technicienne en agroenvironnement qui effectuera les visites chez les entreprises agricoles.

Faisant suite au Diagnostic de l’érosion dans le bassin versant de la Yamaska  (2006-2008), ce nouvel effort est rendu possible grâce à la collaboration de nombreuses organisations : la MRC Pierre-De Saurel et Canard illimités Canada qui tous deux financent le projet à hauteur de 5 000 $ par année, montants qui s’additionnent au 20 000 $ provenant du Pacte rural; le Club agroenvironnemental La Vallière qui héberge la personne ressource qui ira à la rencontre des producteurs; la fédération de l’UPA de Saint-Hyacinthe et l’OBV Yamaska qui coordonnent le comité responsable du suivi du projet; et finalement, l’IRDA, le Club-Conseil Les Patriotes et le Syndicat de base de l’UPA Bas-Richelieu qui participent au comité avec les organisations mentionnées précédemment.

La durée prévue du projet est de trois ans.

 

Le taux de sédimentation en amont de la baie est un des plus importants en Amérique du Nord (Kim 2003)

 

Marques d'érosion observées dans la zone du projet (Géomont 2008)

 

La baie Lavallière
Située près l’embouchure de la Yamaska au sud du lac Saint-Pierre, la baie Lavallière est un lieu naturel composé de marais, de marécages et de terres agricoles inondables.  Propriété du Ministère des ressources naturelles et la Faune (MRNF) depuis 1977, ce milieu a été aménagé en 1988 en partenariat avec Canard illimités canada (CIC) afin d’assurer sa conservation et sa restauration. La Société d’aménagement de la baie Lavallière (SABL) offre des activités d’interprétations sur ce site public de 1400 hectares depuis 1989.